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Mardi 1 septembre 2009
On ne pouvait plus original, en lot pour le dernier de la course, donc moi, les classement de la mini sur une table de camping qui a due en voir !

Par gourdoda - Publié dans : CAP
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Lundi 31 août 2009

Par où commencer ?

Je vais d'abord re-situer les choses, JB (organisateur de la Transe Gaule et de la Mil' Kil') nous envoie un mail en fin d'année 2008 pour nous annoncer la création d'une course de 200km sur 5 jours entre Rodez et Séte dont les bénéfices seront intégralement reverser à Lu Shiu, victime d'une infection foudroyante à l'issue de la TG 2008. Je dis banco.

J'avais déjà prevu de faire le raid du golfe du morbihan, objectif de l'année auquel viennent se greffer les 6H de Rennes en préparation.

Fort de la réussite sur les 6H, ce raid est une désillusion, je n'éprouve pas de plaisir à courir sur ce parcours (pieds en feu) et je jette l'éponge. Bref, pour sauver la saison ou tout au moins se relancer il ne me reste plus que cette mini !

Après le Golfe j'ai coupé l'entrainement, à la sauvage comme on dit, donc je repars avec une préparation au feeling, entre mélange de plan d'entrainement, propre expérience et conseil de fab, je me concocte une prepa qui pour une fois ne me gavera pas :D

 

Avant course :

Nous descendons donc à St cyprien du Dourdou avec manue en ce samedi matin très ensoleillé, un peu inquiet quant à la course du lendemain sous de pareilles chaleurs je retrouve les autres coureurs, eux, habitués aux épreuves au long cours. Fabrice, Gwen, Charles, Gérard ... le camping se remplit, laissant quelques touristes médusés de l'épreuve que nous envisageons d'accomplir (quand on pense que certains sur la Mil kil on déjà parcouru 700 km on se sent pourtant tout petit !) Bref, l'heure du briefing arrive, on retrouve alors JB et Phillipe pour la présentation des coureurs.

Des CV hallucinants entre TG, TE, Spartathlon, Cannonball, et moi au milieu de tout ça avec mon 6H pour plus longue course :D, lol

Bon, on s'en fout mais on se demande quand même si on est à notre place ???

L'ambiance est bonne, la soirée se passe tranquillement, la nuit est un peu perturbée mais le sommeil est suffisant pour envisager la nuit blanche à venir.

Levé tranquille, pas de pression, nous suivons le convoie qui nous mène à rodez d'où sera donné le départ. Quelques photos, quelques échanges, je suis impatient que ça commence.


 

La course :

8H00, c'est parti !!

En douceur évidemment, je surveille mes douleurs des dernières semaines, RAS , la descente se fait tranquillement avec une première pose pipi, je commence à charger sur l'hydratation car on nous annonce une journée très chaude.

Le rythme est correct mais les sensations ne sont vraiment pas là, je progresse à 8,5km/H, allure que je compte tenir le plus longtemps possible avant d'être trop géné par la chaleur de l'après midi.

Je double, me fait doublé, redouble, les premiers km sont tranquilles, à l'ombre des arbres car le soleil est encore bas, je ne ressens jusque là aucune gène due à la chaleur.

Dès le 20ème km, à environ 2H30 de course je sens des douleurs aux releveurs, inquiétant, j'ai déjà eu mais jamais aussi tôt, je modifie un peu la foulée et attends que ça passe ... genre de chose qui ne passe jamais ;-)

Les minutes s'egrainnent, je récupère du monde sans pour autant augmenter l'allure à un seul instant. Quelques mots d'encouragement au passage, chacun garde son rythme, toujours à l'aise dans les côtes, bien sur le plat et dans les descentes, RAS.

Les paysages font passer le temps et si je surveille le cardio et les temps de passage je ne m'occupe plus des heures passées sur la route ni des km .

 

 

 

 

 


 

Sur une place je rempli mon bidon à la fontaine avant de voir qu'elle puise son eau dans un bac pour le moins répuniant ...

Tant pis, 2km sans boire avant le ravito, grosse montée que j'aborde en marchant à «vive allure»

 

 

 

Passage au sommet du col de vernhette (Km 50 env. ) aux environs de 14H00, bolino avalé dans la descente, tout va pour le mieux, digestion nickel, ça déroule bien

 

 

 

Et que dire de la vue !

 

 


 

Je m'arrête dans la descente pour soigner un premier echauffement au niveau des orteils, j'ai accéléré et les doigts de pieds tapent dans le bout de ces chaussures trop petites ...

 

Ha si, j'ai sortie depuis quelques temps mon arme secrete :

 


Collection printemps été 2009 spéciale canicule ! lol

 

La descente est longue et il commence à faire une chaleur écrasante, je vais bien mais n'en fais pas trop pour ne pas me griller et risquer le malaise

 

 

 

Toutes les montées se font en marchant ou presque, pas la peine d'affoler le cardio qui est déjà anormalement haut.


 


Vers 16H il doit faire 35C° =à l'ombre, évidemment l'ombre, dans les causses, bà y'en à pas des masses ! Pas de quoi paniquer mais plutôt de quoi ralentir la machine, de la marche même sur le plat lorsque j'empreinte des routes où cela circule plus. J'espère arriver au 100km vers 12H ou 12H30 de course, ce qui serait ma premiere marque sur la distance, puis voir selon l'état de fraicheur si je pousse ou non.

Vers le 70 ème ça cogne vraiment, je ralenti le rythme, on n'est pas là pour finir à l'hosto non plus et le soleil commence à me charier la gueule comme on dit :D

Je découvre que la boisson qui passe le mieux par ce temps est le thè chaud, terrible réconfort !

 


 

Passage à Roquefort vers 17H50, Km 80, je n'ai jamais couru si longtemps et pourtant, malgré quelques débuts de crampe lorsque je m'assoie pour ravitailler, je n'ai aucun souci.


JB me dit dans la côte que je suis « bien » et que le premier est entre 5 et 10km devant moi, que je dois essayer de m'arrêter le moins possible puisque je marche assez vite. Je lui fais par de mon problème d'ampoule sous les pieds qui me gènent depuis maintenant 20km, il me conseille de ne pas les percer, très bien je continue ainsi.

Au sommet de Roquefort, grosse descente où j'ai de superbes sensations, je lâche un peu les chevaux et me surprends à voir 12 ou 13km/H au GPS, tout va bien, je me dis que je vais aller « chercher un temps » jusqu'au 100km et après je stoppe pour voir ravitailler et dormir si necessaire. Seulement, au bout de 3km, splash, les 2 ampoules placées identiquement sous chaque pied explosent. Horreur, ça pique dur dur et il m'est difficile de retrouver un appui convenable, je décide de m'arrêter pour faire un état des lieux, je constate alors qu'il n'y a rien de grave, rechausse et repars ... 1km plus loin je stoppe et décide de soigner tout ça, ça me fait chier (pour dire le mot) je suis habitué aux ampoules mais bon j'aurais bien fait sans. Je repars donc mais je me suis pas ravitaillé, et là, le coup de bambou, bien placé entre les 2 oreilles :D (descente rapide , 2 arrêts sans ravitailler parce que tête dans les ampoules, grosses erreurs de débutant...

 

Manue est loin et je mets un certain temps pour la rejoindre, on décide de s'arrèter et de faire une grosse pause pour repartir plus tard, fanta, bolino, chips, je fais le plein, trop peut-être...



Il est 19H20, la collation durera 25', puis je repars, enfin, je repars ... façon de parler, je marche à peine, les ampoules sont froides et je n'ose pas trop appuyer dessus, je tente de modifier la foulée mais ça ne passe pas, pas d'autres solutions que de se mettre debout sur la pointe des pieds et d'écraser les ampoules ... Ca y est elles sont chaudes, enfin brûlantes, ça court :D

C'est reparti à 8,5km/H, pas de problème, j'avance tranquillou.

La nuit tombe

 


Le 100km arrive, en même temps que la montée qui lui succède, je passe à 21H15 et 13H15 de course, compte tenu de la chaleur accablante, du dénivelé et de ce qui reste à faire, je suis vraiment satisfait, je suis à cette heure là en seconde position, très surpris mais pas malheureux car les jambes sont comme au début de course (voir mieux).


Le souci c'est que depuis mon arrêt il m'est tres dur de ravitailler correctement, plus rien ne passe, si la bière passe bien mais c'est pas une fin en soit, les forces n'arrivent plus ... Je me pose pas mal de question, coup de chaud ?, complètement cuit ?

L'estomac peut il travailler en meme temps que le reste ? Toutes ces questions auxquelles les coureurs d'experiences ont une réponse, sont pour moi des énigmes !


Je decide de stopper, il est 22H10 nous sommes au km 104,5 je vais dormir , avant cela je mange une soupe de pâte et bois un peu en me disant qu' à l'arrêt la digestion reprendra une activité normale, je mets le reveil vers 00H00.

Quand ce dernier sonne je ne me vois pas repartir, évidemment entre le couché et le reveil j'ai chassé le moustique, étendu mes jambes dans tous les sens entre la place conducteur et le tableau de bord (bref où il n'y a pas de place), mis une couverte et un polaire, enlevé la couverture et le polaire, pas de quoi se reposer ! Je me redonne 30' où je dormirais peut-être 15' 20', réveil dur mais la digestion à l'air de s'être faite, je m'habille en chaud pour la nuit, change de chaussures, on verra bien, je me dis que jamais je vais réussir à repartir mais bon.

1m, 2m, 5, 10, 50, 100, et me voilà à 9km/H, incroyable, sensations géniales, (j'ai une nouvelle fois bien ecrasées les ampoules pour les chauffer... facile quand on a les réponses aux problèmes) Tout va bien, je me découvre petit à petit (autant vestimentairement  parlant, qu'intérieurement) , la nuit est finalement chaude.


Pendant mon arrêt 2 coureurs sont passés, un que je sais ne jamais revoir, et un autre moins rapide que moi qui est passé juste avant que je reparte, j'ai bon espoir de le reprendre dans les 2 heures qui viennent.

Il n'en faudra pas temps, le pauvre n'a plus son assistance et je le retrouve 15km plus loin à ravitailler à notre voiture (il cherchait depuis un moment le point d'eau indiqué dans le road book et ne progressait donc plus) Je fais un petit bout de chemin avec lui, il me dit souffrir lui aussi de problème digestif et, fort de son expérience m'explique les diverses facon de s'y prendre pour réussir à s'alimenter. J'écoute avec attention au cas ou ça reviendrait mais pour l'instant tout va bien, tout passe sans souci.

Il ne court guère en côte et en faux plat et je le distance lors d'une longue montée, manue doit me préparer des pâtes au sommet, je la retrouve avec bonheur et m'assoie pour ce long ravito.


Il est 3H12, km 123

Je repars sans trop de soucis si ce n'est que la descente est pentue et n'arrange pas mes ampoules et encore moin les ongles des gros orteils viennent taper le nez de la chaussure.

Arrivée à Lodève (km 130), sans souci, si ce n'est gastrique, je file ma route après une ptite pause dont vous imaginez la consistance ....

Là plus rien ne passe du tout, j'avance bien mais j'ai vraiment peur au malaise, toujours à 8,5km/H voir plus je progresse mais ça cogite, je me dis que je vais essayer d'aller chercher une marque sur 24H et que je verrais après mais là encore je dois réviser mes plans, pas de liquide, pas solide, pfiou c'est dur.

Je décide de stopper vers 6H pour dormir, le soleil se lève, j'ai pas envie de dormir plus que ça mais ça fera sans doute du bien à mon organisme comme lors de mon dernier arrêt.


Au réveil je suis livide, il est 7H20, on tape la discute avec le gars devant chez qui l'on s'est garé.

Enveloppé de la couverture dans laquelle j'ai dormi je repars, au pas, au pas, au pas, au trot, et enfin au galop, 8,5 – 9km/h.


Si j'étais resté dans la voiture j'aurais vomi sans aucun doute, je suis content d'avoir relancé la machine, je repense aux conseils de mon « suivant » et je m'alimente petit à petit, barre de céréale, fruits secs, on longe l'auroroute, 146,5km – 24H de course, ma première marque sur cette valeur horaire, je suis content, voir mieux mais plus rien ne passe, le jour est levé, il fait frais mais je ne me vois pas continuer ainsi, ça craque physiquement et mentalement je ne suis pas prêt à risquer une journée comme celle de la veille en plein caniard.


Je tente de rejoindre le 150km, ça monte, je marche, je cours, je stoppe ... 100 m après la marque je m'allonge sur le bord de la route et j'attends que ça revienne.


Au bout de 20' mon le 3eme me dépasse, me relache quelques conseils, fruits frais ? Evidemment que ça passerait, nous décidons de repartir mais je ne peux que marcher à 4km/H, les ampoules me gènent dans chaque appui dans cet exercice., je m'arrete 500m plus loin et décide de pauser la rubalise et d'aller chercher en voiture une supérette qui pourrait me fournir en fruit frais ...


J'en profite pour appeler Fab qui me dit avoir abandonner, déçu pour lui mais rassuré de cette sage décision ! (j'avais peine à croire en le voyant marcher la veille du départ qu'il partirait pour 200km).

Je déchausse mais chaussures devenues bouillantes, et là je constate l'état de mes ampoules, horreur, j'ai jamais eu pareil chose et dans l'état de fatigue dans lequel je me trouve, il m'est impossible de retenir mes larmes, comment repartir sans force avec ces ampoules (les ampoules étant secondaires, c'est l'élément déclencheur).

 

 

 

Je réflechi un instant, je suis venu sur la course avec pour objectif de finir mais déjà, faire 100km, 24H avec une marque pas trop ridicule, pour moi le contrat est rempli ... J'appelle JB et lui dis que je file à Sète et que j'abandonne.

Arrivé sur place il tente de me relancer mais je ne peux plus rien avaler et sans carburant comment avancer ?, et pourquoi repartir demain ? Ce n'est plus la même course, je venais pour faire un non stop même si au départ j'avais envisagé le mutliday, il n'a plus aucun interêt à mes yeux ....

C'est fini, aucun regret

 

 

 

 

 

Après course : Fab nous rejoint alors que je comate sur une couverture, nous trouvons un camping pour la soirée (camping ou je me fais griller à la course par une tortue terrestre ...) Nous retournons à l'arrivée où enfin, vers 20H00 mon corps accepte à nouveau la nourriture, ouf !. Je me fais pas mal chambrer lors du repas, « on regrette l'abandon assez rapidement quand le corps recouvre des forces » me dit on ... Que néni, j'arrive tout juste à marcher et, par ma lenteur, je rate même l'arrivée de gwen, 4eme aux alentours de 22H00 ! Super perf après un premier jour galère.

Le lendemain j'ai une ampoule qui va « mieux » mais c'est encore très dur de marcher, alors courir ???

Petit resto sur le port de Sète pour fêter tout ça, je suis vraiment content de ce que j'ai fait, mais je commence à lâcher que je me verrais bien repartir, manue a le sourire ...

Nous passerons le reste de la semaine sur Sète chez un ami, ancien collègue de travail, ses parents nous accueillent, du vrai repos, génial, au surlendemain de mon abandon une de mes ampoules est complétement guérie ! Reste un tendon et les autres ampoules, les ongles, bref c'est pas gagné.

On est mercredi et nous montons aux pierres blanches où est jugée l'arrivée pour voir toute l'équipe, JB me demande en plaisantant, quand je repars et je réponds demain soir, il rigole mais ne me prends pas au sérieux, il comprend plus tard que c'est sérieux et on se donne rendez vous dans la nuit de Jeudi à Vendredi. Il faudra enlever le DNF (Did Not Finish) du tableau d'arrivé.

Mercredi après midi , ballade tranquille sur Montpellier, ciné et bar, on marche un peu, pas facile mais vraiment en bonne voie.

Jeudi matin l'ampoule sous le pied droit est douloureuse mais il va bien falloir aller au charbon ce soir pour finir le job, malgré le doute, je crève d'envie de courir !

Modification des chaussures, décapotables pour eviter aux ongles de taper dans le font de la chaussure.

Modification des semelles dans la zone qui fait mal et je suis fin prêt pour en découdre avec l'épreuve.


 

21H, on se rend au point d'arrêt, km 150,5, je décroche ma rubalise que je noue à mon camel bak, but ultime, arriver avant 8H00 à Sète, je compte pas mettre aussi longtemps mais j'ai pris du gras comme on dit ;-)

 


22H je m'élance tout en douceur dans la descente, je me teste, ça tire un peu mais dans l'ensemble c'est satisfaisant.

KM3 je commets une erreur d'aiguillage et me rallonge de 600m, je peste grave, ça commence bien !

Et qu'est ce qu'il fait chaud ! Je suis sur des bases de 9,5km/H dans les 7 premiers km, puis j'accelère, j'éspère faire moins de 6H ... 5H 5H30 serait top, je veux quand même me dépouiller pour cette derniere partie non prévue au programme.

J'enchaine les km, mp3 aux oreilles, je chante à tue tête dans la nuit profonde de l'hérault. Le temps passe vite, ça va jusqu'au 35eme km ou ma moy est de 10Km/H, ensuite les descentes ont raison de mes pieds. Je souffre vraiment, dur dur, les mêmes douleurs qu'au raid du golfe, mais il reste que 15km, ça sera simplement une question de temps.


J'alterne marche et course jusqu'à Sète oùje perds manue, quelques km en ville sans assistance et sans savoir ou je vais, de toute façon je marche, trop mal au pied !

Km 47, j'arrive au pied de la derniere montée, (18% paraît il), j'attaque sur un bon rythme de marche que je tiendrais jusqu'en haut, parvenant même à relancer la course sur les replats ! 6,5km/H.

Je m'arrete sur l'observatoire pour savourer le spectacle pendant 2', ville et alentours illuminés, sublime ! je repars.

Descente à 8km/H, trop dur, et enfin les 800 derniers mètres de plat à 12,5km/H, beaucoup de monde sous la banderole, pour cause, le dernier finisher de la mil kil est arrivé il y a à peine un quart d'heure !

JB m'annonce mon temps 115H .... lol, et oui pendant le ciné et les bières le chrono tournait !

Je pose le pied sur l'étoile, 5h26 de course pour 50,85km, fini, enfin !

 


Une bonne bière fraiche, quelques échanges et il est temps de rentrer se laver, se soigner et enfin dormir.

Le contrat est rempli.

 

Lendemain :

Reveil difficile, le pied droit souffre d'une tendinite ... Les ampoules sont en bon état, mieux que la veille avant le départ ! Plutôt cool dans l'ensemble.

Ce vendredi c'est la remise des prix et le repas de clôture, toujours plein d'émotions, surtout pour les mille killer qui ont vécu quelque chose d'incroyable.

Le vainqueur, Alex


La soirée se prolongera au resto dans une très bonne ambiance entre anecdote de coureurs et programmation des prochaines courses !


(A quoi pense un coureur qui ne court pas ? À sa prochaine course tout simplement)

 

Au global, on a passé avec manue des moments incroyables, inexplicables pour ma part, quand la tête parvient à tout contrôler, quand une heure semble passer en 10'. Alors que je venais avec aucun objectif sinon celui du plaisir, j'ai découvert petit à petit des tas de choses qui m'étaient jusqu'alors inconnues. J'ai accumulé les erreurs, c'est bon pour la suite. Je repars avec un bagage non négligeable pour les prochaines fois où il faudra encore apprendre mais où je ne serais plus en terrain inconnu.

Impossible que vous puissiez comprendre ce qui c'est passé cette nuit du Dimanche au Lundi, sauf à l'avoir vécu ...

Je détiens désormais le record de lenteur sur 200km, pas prêt d'être battu semblait dire JB ... lol

 

 Merci à toute l'équipe organisatrice, aux coureurs et suiveurs rencontrés sur l'épreuve, inoubliable !

 

 

 

 

 

 

 

En résumé :

 

 

- Les chiffres clés :

 

Départ Dimanche 8H00

18H50 Ampoules : soins 5'

19H20 Fringale pause de 25'

100ème km à 21H15 tout rond (13H15 de course) (1860 D+)

22H10 pause de 2H40 (2ème pos.) , reparti a 0H51 (km 104,5 env.) (4eme pos.)

03H12 km 123 arrêt 7' (ravito)

Km 137 env. Arret à 6H03 reparti à 7H20 (1H17' de pause)

Passage au 24H km 146 env. (4H30' d'arret)

Arret km 150,5 Lundi vers 9H00

 

Reprise le Jeudi à 22H00au Km 150,5

Arrivée le Vendredi à 03H26

 

Temps total 115H26'(à confirmer)

 

- A suivre :

    - la photo du trophée

- les prochains objectifs

 

 

Par gourdoda - Publié dans : CAP
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Lundi 29 juin 2009

Alors ce raid ?


Et bien tout s'annonçait bien, super motivé, avec un vrai objectif pour une fois, ça me parraissait réaliste mais je savais qu'il faudrait serrer les dents et attendre longtemps que la course se décante.

Tout commence avec la rencontre avec les autres forumers d'Athlete endurance ...

L'ambiance est bonne, le soleil est présent, un peu chaud d'ailleurs ... (il manque Yinyin au rendez vous, pas faute de m'avoir appelé mais en mode vibreur avec le sac pas encore sur le dos j'ai rien senti, ensuite , sur la ligne de départ j'ai eu la fleme de poser le sac pour fouiller et prendre le risque que la course parte sans que je sois prêt) manque aussi sur la photo under4junior que j'ai pu voir pendant ma préparation avant course .

La petite photo traditionnelle


Le temps d'échanger un peu et nous nous dirigeons comme tout le monde sur la ligne de départ, discours innaudible, arche qui se degonfle, soleil qui tape, vivement le coup de feu !


Pan, et voilà Hervé qui par comme un avion, nous ne le reverrons plus ... Je partage les premiers kilo avec Eric et Antoine, tranquillement, au rythme annoncé de 10,5 km/H. Jusqu'au 10 eme pas de soucis, en compagnie d'Eric le temps passe rapidement, il décide ensuite de ralentir le rythme et je continue sur le miens ... les kilometres ne s'egrennent pas vite, le parcours est sans difficulté si ce n'est les appuis au sol qui sont pour moi très compliqués, pavés par ci, sable par là, graviers, rochers, c'est usant, pas de dénivelé mais j'ai les grosses cuisses ... à partir du 20 ème je commence à depasser du monde, poutant j'ai pas acceléré d'un poil mais ça lache petit à petit, je suis bien mais n'éprouve aucun plaisir. Le paysage en début de parcours est sympa mais bon, après 1 semaine dans les pyrenées, y'a pas de quoi en faire un plat

On arrive au premier ravito que je saute, en meme temps je fais sauter le bouchon de gars devant moi qui arrivent pas à courir dés que c'est un peu technique, perso je suis pas bon mais j'ai trouver pire que moi ! J'enchaine les kilos qui suivent mais sans aucun plaisir, à chaque changement de revetement mes pieds me font mal et mes chevilles commencent à crier, çe me fait guère rire cette histoire dans laquelle je me suis embarqué. Je repense alors à la reconnaissance que j'avais fait sur le trail de 28km, c'etait jolie mais je me suis alors souvenu d'avoir déjà sur une si petite distance souffert des memes problèmes que j'avais attribués à une douleur contractée quelque temps plus tot. Il n'en était rien, je n'avais guère pris de plaisir ésur ce terrain et aujourd'hui, seul le bitume me soulageait. J'étais à l'aise niveau chrono mais côte tête je me demandais ce que je fesais là, entre les odeurs de marées, les racines et tout ce qui peut fatiguer quand on a pas envie, et bien j'y étais pas du tout. Je prends mon mal en patience sous la chaleur et attend le 34km ou je dis à manue que je vais pas continuer jusqu'au bout, je vois bien que ça sert à rien de s'acharner, je m'assois quelques minutes pour boire


(on voit que j'ai du prendre un coup de chaud, je suis rouge comme une écrevisse), je repars en me disant que je vais courir à 10km/H jusqu'au km 55 et je verrais si l'envie revient et si les sensations sont meilleurs ...

J'alterne donc marche et course (très peu de marche, dans les zones biscornues pour pas risquer de se faire mal) je dois passer le marathon en 4H05 je crois, je suis pas mal physiquement au niveau cardio c'est même tres bien vu la chaleur du début et au niveau guiboles, excepté les grosses cuisses c'est bien, juste les articulations qui tiraillent grave ... C'est pas cool. Passé ce marathon je marche plus souvent et profite du paysage qui m'est plus agréable, le cardio est donc super bas, j'encourage les autres coureurs du Raid ultra et du trail, je me rends compte tout de même que bien qu'aillant faibli peu me double, voir l'inverse ... Mais bon j'ai décidé de m'arreter parce que je me fais chier tout simplement et que me faire chier 3 – 4 – 5H de plus c'est pas bien malin.

Arrivé vers 10H15, dans les passages en sous bois on commence à ne plus rien distinguer, je m'arrete mettre ma frontale et j'en profite pour baisser mes manchons de contention, quelques km plus tard les cuisses sont completement liberées, sans doute une erreure avec cette chaleur d'avoir mis ces bas ... Un peu tard mais ça me permet sur les portions de route de courir correctement ... Je me rends compte aussi qu'il commence à y avoir de la fatigue chez de nombreux coureurs, je vois plus grand chose dans certaines parties et je suis pourtant le premier coureur dans ceux que je peux aprecevoir devant ou derriere à avoir mis la frontale, ça sent la fatigue cette histoire.

J'arrive finalement à Sarzeau


Je pointe pour la forme et demande à abandonner, je suis pas le seul, un concurant en fait de même à cet instant. Me voilà enfin libéré de cette course de misère !

J'ai pas l'air bien fatigué en comparaison à de nombreux autres coureurs qui iront au bout de la course et d'eux même, c'était un jour sans la tête voilà tout...

Aucunement déçu par la course, simplement des sacrifices fait pour y arriver je garde le sourir, y'a pas mort d'homme après tout, 55km ça fait une sortie honorable finalement.

Nous retournons tranquillement à la voiture ou je me change et nous nous plaçons alors sur le trottoir pour voir les concurents defilés, au bout de quelque temps Eric arrive, quand il me voit sur le bord de la route je lis sa peine de me voir là qui m'apparait plus forte que la mienne, il m'a l'air fatigué mais determiné, je le vois pas arrivé de si tôt à bon port mais je suis quasi sûr qu'il finira, je pense d'ailleurs que je suis le seul forumer à abandonner ... mais non.

Nous rentrons tranquillement, et, vers 00H30 je savoure mon lit alors que je devrais être à courir, aucun regret.

Dimanche matin, au levé, super mal au pied et aux chevilles, musculairement c'est nickel, Ha si, les moustics m'ont bouffé quand je devais attendre sur le trottoir, c'est une horreur, j'ai une bonne brulure sur l'épaule lié au frottement du camel bak (pourtant j'avais fait 450 km à l'entrainement avec dont 200 avec le poids de course) ... Autrement j'ai tout simplement envie de courir, pas de short sous la main, soleil accablant, je resterais caché pour aujourd'hui.


Voilà, beaucoup de lignes pour une course des plus banale. Premier abandon.

Les causes trouvées à ce jour (plus ou moins fiables) :

  • Le terrain qui ne me convient pas du tout

  • Aucune motivation et aucun plaisir lié justement à la précèdente difficultée

  • Un peu trop de jus laissé à l'entrainement dans les pyrennés lié au plaisir rencontré à crapahuter dans un univers qui me plait plus que nos campagnes ou cette baie pourtant parfois si jolie à mes yeux ...


Modification à apporter :

1 - Choisir les bonnes courses

2 – Remettre du fractionné dans l'entrainement dès que le corps le permettra

3 – Révision des pieds et des chaussures

4 - ptete travailler le mental.

Sinon pour la course en elle même, l'organisation est top (excepté le départ ou ça a un peu cafouillé) le reste, rien à redire, après il faut aimer ce genre de parcours, j'aime pas, voila tout, on m'y reprendra pas de si tôt !

Félicitation aux finichers, peu importe la place et le temps, l'important étant d'aller au bout de ses rêves, je pensais faire une course de rêve mais je n'ai apprécié à aucun instant, tant pis pour moi !

Par gourdoda - Publié dans : CAP
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Vendredi 26 juin 2009
L'heure du départ a sonnée.
Quelques doutes sur le physique, douleur à la cuisse et au genou droit mais ça m'inquiette pas plus que ça, en revanche je suis retourné ce jour me faire trifouiller la dent qui me lance parfois lorsque je cours, j'espere qu'elle va me laisser tranquille au moins pour la course ...
De l'exitation mais pas de pression ... wait and see .
Pour suivre la course demain à partir de 17H00 c'est là : http://www.raid-golfe-morbihan.org/resultats/index.php
Bon week end à tous !
Par gourdoda - Publié dans : CAP
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