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Lundi 29 juin 2009 1 29 06 2009 10:17

Alors ce raid ?


Et bien tout s'annonçait bien, super motivé, avec un vrai objectif pour une fois, ça me parraissait réaliste mais je savais qu'il faudrait serrer les dents et attendre longtemps que la course se décante.

Tout commence avec la rencontre avec les autres forumers d'Athlete endurance ...

L'ambiance est bonne, le soleil est présent, un peu chaud d'ailleurs ... (il manque Yinyin au rendez vous, pas faute de m'avoir appelé mais en mode vibreur avec le sac pas encore sur le dos j'ai rien senti, ensuite , sur la ligne de départ j'ai eu la fleme de poser le sac pour fouiller et prendre le risque que la course parte sans que je sois prêt) manque aussi sur la photo under4junior que j'ai pu voir pendant ma préparation avant course .

La petite photo traditionnelle


Le temps d'échanger un peu et nous nous dirigeons comme tout le monde sur la ligne de départ, discours innaudible, arche qui se degonfle, soleil qui tape, vivement le coup de feu !


Pan, et voilà Hervé qui par comme un avion, nous ne le reverrons plus ... Je partage les premiers kilo avec Eric et Antoine, tranquillement, au rythme annoncé de 10,5 km/H. Jusqu'au 10 eme pas de soucis, en compagnie d'Eric le temps passe rapidement, il décide ensuite de ralentir le rythme et je continue sur le miens ... les kilometres ne s'egrennent pas vite, le parcours est sans difficulté si ce n'est les appuis au sol qui sont pour moi très compliqués, pavés par ci, sable par là, graviers, rochers, c'est usant, pas de dénivelé mais j'ai les grosses cuisses ... à partir du 20 ème je commence à depasser du monde, poutant j'ai pas acceléré d'un poil mais ça lache petit à petit, je suis bien mais n'éprouve aucun plaisir. Le paysage en début de parcours est sympa mais bon, après 1 semaine dans les pyrenées, y'a pas de quoi en faire un plat

On arrive au premier ravito que je saute, en meme temps je fais sauter le bouchon de gars devant moi qui arrivent pas à courir dés que c'est un peu technique, perso je suis pas bon mais j'ai trouver pire que moi ! J'enchaine les kilos qui suivent mais sans aucun plaisir, à chaque changement de revetement mes pieds me font mal et mes chevilles commencent à crier, çe me fait guère rire cette histoire dans laquelle je me suis embarqué. Je repense alors à la reconnaissance que j'avais fait sur le trail de 28km, c'etait jolie mais je me suis alors souvenu d'avoir déjà sur une si petite distance souffert des memes problèmes que j'avais attribués à une douleur contractée quelque temps plus tot. Il n'en était rien, je n'avais guère pris de plaisir ésur ce terrain et aujourd'hui, seul le bitume me soulageait. J'étais à l'aise niveau chrono mais côte tête je me demandais ce que je fesais là, entre les odeurs de marées, les racines et tout ce qui peut fatiguer quand on a pas envie, et bien j'y étais pas du tout. Je prends mon mal en patience sous la chaleur et attend le 34km ou je dis à manue que je vais pas continuer jusqu'au bout, je vois bien que ça sert à rien de s'acharner, je m'assois quelques minutes pour boire


(on voit que j'ai du prendre un coup de chaud, je suis rouge comme une écrevisse), je repars en me disant que je vais courir à 10km/H jusqu'au km 55 et je verrais si l'envie revient et si les sensations sont meilleurs ...

J'alterne donc marche et course (très peu de marche, dans les zones biscornues pour pas risquer de se faire mal) je dois passer le marathon en 4H05 je crois, je suis pas mal physiquement au niveau cardio c'est même tres bien vu la chaleur du début et au niveau guiboles, excepté les grosses cuisses c'est bien, juste les articulations qui tiraillent grave ... C'est pas cool. Passé ce marathon je marche plus souvent et profite du paysage qui m'est plus agréable, le cardio est donc super bas, j'encourage les autres coureurs du Raid ultra et du trail, je me rends compte tout de même que bien qu'aillant faibli peu me double, voir l'inverse ... Mais bon j'ai décidé de m'arreter parce que je me fais chier tout simplement et que me faire chier 3 – 4 – 5H de plus c'est pas bien malin.

Arrivé vers 10H15, dans les passages en sous bois on commence à ne plus rien distinguer, je m'arrete mettre ma frontale et j'en profite pour baisser mes manchons de contention, quelques km plus tard les cuisses sont completement liberées, sans doute une erreure avec cette chaleur d'avoir mis ces bas ... Un peu tard mais ça me permet sur les portions de route de courir correctement ... Je me rends compte aussi qu'il commence à y avoir de la fatigue chez de nombreux coureurs, je vois plus grand chose dans certaines parties et je suis pourtant le premier coureur dans ceux que je peux aprecevoir devant ou derriere à avoir mis la frontale, ça sent la fatigue cette histoire.

J'arrive finalement à Sarzeau


Je pointe pour la forme et demande à abandonner, je suis pas le seul, un concurant en fait de même à cet instant. Me voilà enfin libéré de cette course de misère !

J'ai pas l'air bien fatigué en comparaison à de nombreux autres coureurs qui iront au bout de la course et d'eux même, c'était un jour sans la tête voilà tout...

Aucunement déçu par la course, simplement des sacrifices fait pour y arriver je garde le sourir, y'a pas mort d'homme après tout, 55km ça fait une sortie honorable finalement.

Nous retournons tranquillement à la voiture ou je me change et nous nous plaçons alors sur le trottoir pour voir les concurents defilés, au bout de quelque temps Eric arrive, quand il me voit sur le bord de la route je lis sa peine de me voir là qui m'apparait plus forte que la mienne, il m'a l'air fatigué mais determiné, je le vois pas arrivé de si tôt à bon port mais je suis quasi sûr qu'il finira, je pense d'ailleurs que je suis le seul forumer à abandonner ... mais non.

Nous rentrons tranquillement, et, vers 00H30 je savoure mon lit alors que je devrais être à courir, aucun regret.

Dimanche matin, au levé, super mal au pied et aux chevilles, musculairement c'est nickel, Ha si, les moustics m'ont bouffé quand je devais attendre sur le trottoir, c'est une horreur, j'ai une bonne brulure sur l'épaule lié au frottement du camel bak (pourtant j'avais fait 450 km à l'entrainement avec dont 200 avec le poids de course) ... Autrement j'ai tout simplement envie de courir, pas de short sous la main, soleil accablant, je resterais caché pour aujourd'hui.


Voilà, beaucoup de lignes pour une course des plus banale. Premier abandon.

Les causes trouvées à ce jour (plus ou moins fiables) :

  • Le terrain qui ne me convient pas du tout

  • Aucune motivation et aucun plaisir lié justement à la précèdente difficultée

  • Un peu trop de jus laissé à l'entrainement dans les pyrennés lié au plaisir rencontré à crapahuter dans un univers qui me plait plus que nos campagnes ou cette baie pourtant parfois si jolie à mes yeux ...


Modification à apporter :

1 - Choisir les bonnes courses

2 – Remettre du fractionné dans l'entrainement dès que le corps le permettra

3 – Révision des pieds et des chaussures

4 - ptete travailler le mental.

Sinon pour la course en elle même, l'organisation est top (excepté le départ ou ça a un peu cafouillé) le reste, rien à redire, après il faut aimer ce genre de parcours, j'aime pas, voila tout, on m'y reprendra pas de si tôt !

Félicitation aux finichers, peu importe la place et le temps, l'important étant d'aller au bout de ses rêves, je pensais faire une course de rêve mais je n'ai apprécié à aucun instant, tant pis pour moi !

Par gourdoda - Publié dans : CAP
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